Spécialités occitanes

L’Occitanie est une région très engagée dans la production locale. C’est pourquoi pendant cette période de confinement de nombreuses initiatives ont vu le jour pour favoriser la consommation locale et aider les producteurs face à la crise.

Il est possible de trouver de nombreux produits locaux sur ce territoire. Nous vous suggérons quelques spécialités à réaliser pour concocter un repas au couleur de l’Occitanie.

Spécialités salées :

Le cassoulet de Castelnaudary

Une spécialité d’origine très ancienne et familiale. D’abord considérée comme une recette paysanne et populaire, ce cassoulet a ensuite fait la gloire de Castelnaudary.

Cette variante du cassoulet contient des haricots blancs, du confit d’oie, du jarret, de l’épaule de porc, de la saucisse, de la couenne de porc, de la carotte, du poireau et du céleri. Ce riche mélange termine de cuire dans un four de boulanger avec des ajoncs (une plante d’origine occidentale.)

Brandade de Morue à la purée de pommes de terre

Une spécialité Languedocienne qui s’est répandue dans toute l’Occitanie, la Ligurie Italienne et la Catalogne espagnole.

L’étymologie de ce plat signifie « chose remuée ». Il s’agit, en effet, d’un mélange de purée de pommes de terre et de morue (cabillaud salé et séché) dessalée, émiettée et préparée avec de l’huile, du lait (ou de la crème), du jus de citron et de l’ail pilé.

Sa cuisson se fait au four pour rajouter une couche de gratiné.

Cette spécialité existait avant l’invention des réfrigérateurs. Saler et sécher étaient les seules façons de conserver le cabillaud.

Gardianne de Taureau

Le taureau de Camargue est la 1ère viande rouge française à avoir obtenu le label AOC (Appellation d’Origine Contrôlée). Cette viande a été reconnue de qualité grâce à son goût et à son mode d’élevage sans engraissement ni céréales.

Côté cuisine, cette viande s’accompagne traditionnellement de riz (de Camargue bien sûr !)

Tielle de Sète

L’emblème culinaire de la ville de Sète. Cette spécialité fait entièrement partie de son patrimoine.

Il s’agit d’une tourte garnie avec du poulpe et de la sauce tomate épicée. On peut y rajouter, pour plus de saveurs, du safran, du muscat ou de l’huile d’olive.

Ce dérivé des empanadas était le traditionnel déjeuner des pêcheurs qui partaient en mer.

L’aligot

A l’origine, l’aligot est un mélange de pain et de tomme créé par les moines d’Aubrac pour le servir aux pèlerins qui se mettaient en route vers Saint Jacques de Compostelle.

C’est au XVIII°S que le pain a été remplacé par de la purée de pommes de terre. Ce nouveau mélange de purée et de tomme est devenu un repas de fête qui se dégustait lors de la Transhumance où l’on célébrait la montée des animaux sur le haut plateau.

Ce plat est également associé à une légende qui raconte l’histoire des trois évêques. Ces derniers se rassemblaient en emmenant chacun un ingrédient : le premier ramena la tomme, le second le pain et le troisième la crème.

Spécialités sucrées :

Les poumpet

 Un délicieux gâteau feuilleté au citron et à la bergamote originaire du Tarn.

Cette spécialité a été commercialisée pour la 1ère fois dans une pâtisserie chocolaterie en 1894. Mais cette pâtisserie existait déjà depuis longtemps et se dégustait en famille ou lors des fêtes de village.

Croustade de pommes

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un dessert « crouté » à la pomme. Cette spécialité de forme ronde est un empilage de couches de pâte fine (aromatisées au Rhum, à l’Armagnac et à l’eau de vie) et de tranches de pommes aromatisées de la même façon.

On retrouve ce dessert dans une grande partie du Sud-Ouest où la production de pommes est très présente.

Chaque famille a sa recette. Sa conception peut se faire avec de la pomme crue ou cuite, en tranche ou roulée dans la pâte.  

Bougnettes catalanes

Le nom français de cette spécialité est « bougnette » mais en Catalan, elle s’appelle la « bunyete ».

Les familles catalanes réalisaient ce dessert lors de la semaine sainte et pour les fêtes de Pâques.

Il s’agit donc de gros beignets de forme sphérique croquants, légers et saupoudrés de sucre ou de sucre glace.

La préparation dure quelques heures et se fait à plusieurs, en famille ou entre amis. Traditionnellement les familles pétrissaient la pâte le matin et la faisaient lever en début d’après-midi. Une personne était en charge de la cuisson pendant que d’autres formaient les bougnettes en étirant la pâte.

C’est donc une recette de partage de la confection à la dégustation. Une fois les bougnettes prêtes, on toquait à la porte de nos voisins ou amis pour leur offrir nos desserts.

Gâteau à la broche

Un gâteau traditionnel de l’Aveyron. Celui-ci se réalise lors des grandes occasions et nécessite de longues heures de préparation.

Comme son nom l’indique, il se fait cuire à la broche au-dessus des flammes.

Le gâteau est simple et contient des ingrédients de base comme la farine, le sucre, les œufs et le beurre. Chacun vient rajouter, ensuite, un ingrédient secret pour le parfumer ou le rendre bien moelleux.

Lors de la cuisson, la pâte est versée lentement sur un moule spécial qui se manœuvre avec un tourne broche. Il faut entre dix et vingt couches de pâte pour constituer un bon gâteau.

La forme prend lors de la cuisson et on peut voir apparaître des pics arrondis faits par le mouvement de la broche et des flammes.  

Millas

Un gâteau que nous retrouvons dans une grande partie du Sud-Ouest.

Sa texture se rapproche de celle du flan ou du clafoutis. Le Millas est un descendant du millassous qui était une bouillie à base de lait de Millet. La farine de maïs a ensuite été rajoutée et le millassous est devenu le Millas.

La version sucrée est récente. Cette spécialité se mangeait, de base, nature ou salée et se faisait revenir dans de la graisse de canard.

Et pour une consommation responsable, préparez ces petits plats avec des produits locaux. Retrouvez des producteurs d’Occitanie dans notre annuaire