Quels sont les fruits et légumes qui contiennent le moins de pesticides ?

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D'une espèce à l'autre, et même parfois d'une variété à l'autre, les fruits ont une capacité différente à éliminer les résidus de pesticides.

LE PARISIEN - 20/02/2018 article d'Olivier ARANDEL

S'appuyant sur des données officielles, une association écologiste a classé les fruits et légumes qui contiennent le plus souvent des résidus de pesticides.

Vous mettezun point d'honneur à consommer cinq fruits et légumes par jour. Mais savez-vous lesquels contiennent le moins de résidus de pesticides ? L'association Générations futures s'est penchée sur la question.

Dans un rapport dévoilé ce mardi et que nous vous révélons, cette ONG a analysé les données recueillies entre 2012 et 2016 par la Répression des fraudes (DGCCRF) qui contrôle chaque année les traces d'insecticides et de fongicides dans les aliments.

Pour établir son classement, Générations futures a étudié 19 fruits et 33 légumes non bio consommés en France. Parmi les échantillons analysés par la DGCCRF, les raisins, les mandarines, les cerises, les pamplemousses, les fraises et les nectarines sont les fruits qui contiennent le plus de traces de pesticides. Il y en a beaucoup moins dans les prunes, les kiwis et les avocats. Quant à la pomme, le fruit préféré des Français, plus de 79 % des échantillons analysés contiennent des résidus de pesticides mesurables. Il faut dire que, selon l'association, les champs de pommiers ont reçu en 2015 en moyenne plus de 36 traitements contre les insectes ou les maladies.

Quels sont les fruits et légumes qui contiennent le moins de pesticides ?

 

Privilégiez le made in France

Parmi les légumes, mieux vaut privilégier les betteraves, les ignames, les asperges ou le maïs doux, aux teneurs en pesticides plus faibles, que les céleris branches, les endives et les laitues. « Les fruits et légumes ont une sensibilité différente aux ravageurs », explique Daniel Sauvaitre, secrétaire général de l'interprofession des fruits et légumes. « D'une espèce à l'autre, et même parfois d'une variété à l'autre, les fruits ont une capacité différente à éliminer les résidus de pesticides », ajoute le président de la Fédération nationale des producteurs de fruits, Luc Barbier.

 « Il n'est pas normal de trouver encore des résidus de pesticides dans la plupart des fruits et légumes », s'insurge le président de Générations futures, François Veillerette. Alors qu'un nouveau plan de réduction de ces produits chimiques doit être présenté par le gouvernement en mars, le responsable associatif appelle les producteurs à améliorer leurs pratiques.

« Ces résultats montrent que le précédent plan a été un échec et que les gouvernements successifs et la profession n'ont pas eu la volonté de se coller à ce chantier. » Une analyse que contestent les producteurs de fruits et légumes. « En trente ans, la France a réduit de moitié l'utilisation de produits phytosanitaires, passant de 125 000 tonnes par an à 60 000 tonnes », affirme Luc Barbier, qui incite les consommateurs à acheter plutôt de la production française.

« Contrairement à certaines productions étrangères, nous n'avons pas le droit en France d'effectuer des traitements post-récolte et moins de 1 % de nos fruits et légumes dépassent les limites maximales de résidus, alors que les produits d'importation flirtent avec les 3 %. » Mais le producteur le reconnaît : « Sauf à récolter une année sur cinq, on ne peut pas produire sans utiliser un minimum de produits phytosanitaires. »

 

Le mot : pesticides

Dérivé du latin pestis (fléau) et caedere (tuer), le terme pesticide regroupe, en France, 309 substances autorisées pour détruire ou repousser des insectes, des vers, des plantes, des champignons ou des bactéries. « Ces mélanges de pesticides pourraient donner lieu à des impacts sanitaires difficilement prévisibles actuellement, ce qui fait de la question des mélanges et des faibles doses un des enjeux importants de la recherche », souligne l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). L'Inserm étudie actuellement l'impact de ces « cocktails » de pesticides sur le développement de l'enfant et une autre étude française est en cours sur les effets cancérigènes chez l'adulte.