Produits alimentaires : les promotions seront bientôt encadrées

 

  Si vous partagez les valeurs du mouvement Ter Avenue pour « Bien manger » et « soutenir les meilleurs producteurs »

engagez-vous et participez gratuitement en vous inscrivant sur le site en cliquant ICI.

Manifestez aussi votre soutien sur Facebook. Nous avons besoin de vous pour continuer à « Cultiver la mémoire du goût »

 

Un autre point clé du texte est la définition d'indicateurs de prix et de coûts de production qui serviront de base à la répartition des marges dans chaque filière.

LE FIGARO.FR - ECONOMIE - Par Olivia Détroyat le 18/09/2018

Les ordonnances entérinant la limitation des promotions et l'augmentation du seuil de revente à perte (SRP) sur les produits alimentaires seront publiées d'ici au 30 novembre.

Les ordonnances entérinant la limitation des promotions et l'augmentation du seuil de revente à perte (SRP) sur les produits alimentaires promis par Emmanuel Macron en 2017 seront publiées d'ici au 30 novembre. Le projet de loi alimentation issu des États généraux de l'alimentation arrive en seconde lecture au Sénat la semaine prochaine avant un vote définitif autour du 3 octobre.

Et les deux mesures phares du texte devraient bien être effectives avant le début des négociations commerciales pour 2019, a promis mardi le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert. Elles visent à obliger industriels et enseignes à limiter à 34 % les prix cassés en grandes surfaces (25 % en volumes) et à relever de 10 % le SRP sur les produits alimentaires. Il s'agit de redonner ainsi de l'air au monde agricole.

Un autre point clé du texte est la définition d'indicateurs de prix et de coûts de production qui serviront de base à la répartition des marges dans chaque filière.

Le ministre a rappelé les filières agricoles à leurs engagements. En effet, la définition de ces indices - en interprofession avec les transformateurs et les distributeurs - patine dans certaines filières. «Mon rôle, c'est de mettre la pression sur l'ensemble des opérateurs pour qu'on puisse réussir cette négociation», a précisé le ministre. Les interprofessions doivent rendre leur copie fin septembre. Devant le scepticisme des syndicats agricoles sur l'efficacité d'un tel système sur le revenu des agriculteurs, le ministre a souligné que la loi a été «au bout de ce que nous pouvions faire en droit». «Ce n'est pas l'État qui fixe les prix et on ne fixe pas de prix plancher. Un prix plancher, ça devient souvent un prix plafond», souligne Stéphane Travert.