Les installations des jeunes agriculteurs en légère hausse

 

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Nouvelles niches de production pour ces 18 à 40 ans qui représentent les deux tiers d’entre eux !

LA MONTAGNE ENTREPRENDRE - Publié le 29/01/2019

Si l'on compte chaque année moins d'agriculteurs en France, les installations étaient en légère hausse en 2017 après une année noire. Les deux tiers de ces nouveaux paysans ont moins de 40 ans.

De 18 à 40 ans pour les deux tiers

Une éclaircie dans un ciel plutôt gris. 14.319 agriculteurs ou agricultrices se sont installés en 2017, 173 de plus qu'en 2016, année de grande pénurie qui avait vu les forces vives baisser de 6,2%.

Les deux tiers des nouveaux agriculteurs (9.533) ont entre 18 et 40 ans. Cette tranche d'âge est en hausse de 3,1%. Elle correspond au statut de jeune agriculteur qui permet d'accéder aux aides européennes : entre 10.000 et 17.000 euros en zone défavorisée, entre 15.000 et 30.000 euros en zone de montagne, entre 8.000 et 12.000 euros en zone de plaine.

Les chiffres de 2018 ne seront dévoilés qu'en juillet. Mais les syndicats des jeunes agriculteurs se sont d'ores et déjà félicités de l'augmentation du nombre d'installations aidées sur les douze derniers mois.

Nouvelles niches de production

La légère hausse des installations provient aussi de la modification des règles en 2015 qui a permis d'inclure dans la famille des agriculteurs des niches de production qui en étaient autrefois exclues.

Ainsi des élevages de lombrics, d'insectes pour l'industrie pharmaceutique, des sites de production d'algues ou d'herbes aromatiques sont désormais considérés comme des exploitations agricoles.

Installations tardives en recul

Contrairement aux années précédentes, les installations tardives ne résultant pas d'un transfert entre époux ont baissé (-4%) et représentent désormais 25,6% des installations réalisées (contre 27% en 2016).

Ces installations tardives, qui avaient le vent en poupe ces dernières années, correspondent le plus souvent à des urbains ou des professionnels en deuxième partie de vie ne possédant pas de terres, mais diplômés en agriculture ou en agronomie et porteurs de projets précis et innovants.

Toujours moins d'agriculteurs

Les installations de nouveaux agriculteurs, cependant, ne compensent toujours pas les départs.

Le nombre de paysans s'est réduit à 448.500 (-1%) en 2018. En 2017, il s'élevait à 453.000, et en 2016 à 462.000, précise la MSA, le régime de sécurité sociale des agriculteurs (santé, retraite, emploi).

Il y a dix ans, en 2008, la France comptait encore 514.000 agriculteurs.

L'érosion est due principalement à deux facteurs. Lors des départs en retraite, les exploitations ne sont pas reprises une pour une, de nombreuses commissions départementales chargées d'attribuer les terres privilégiant les agrandissements d'exploitation. L'artificialisation des terres en zones péri-urbaines et l'augmentation des forêts en général en France contribuent aussi à réduire le nombre d'exploitations.