les Français prêts à mieux consommer

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ARTICLE DE LA MONTAGNE PUBLIE LE 11/10/2017 par Pauline Mareix

Vie pratique

Alimentation : les Français prêts à mieux consommer

 

Plus question, dans les allées du supermarché, de choisir des petits pots pour bébés, des carottes râpées ou des pizzas sans savoir ce que ces produits contiennent. Les Français veulent être mieux informés sur ce qu’ils mangent et affichent une certaine défiance à l’égard du système agro-alimentaire.

C’est ce qui ressort de l’étude de l’Ifop pour WWF, parue mardi à la veille d’un discours attendu d’Emmanuel Macron dans le cadre des États généraux de l’alimentation et dans laquelle l’institut décortique le rapport des Français à leur assiette.

Près de 9 Français sur 10 veulent que la teneur en pesticides des aliments qu’ils avalent figure sur l’emballage. Et 93 % des Français pensent que la présence de pesticides dans ce qu’ils boivent ou mangent au quotidien peut avoir des conséquences sur leur santé. Ce qui explique sûrement, toujours selon l’étude de l’Ifop, pourquoi la consommation de produits bio a pratiquement doublé en vingt ans à peine, passant de 35 % en 1998 à 62 % aujourd’hui.

Indiquer les pesticides sur l'emballage ? « Du bon sens »

Un étiquetage plus précis sur les emballages qui s’alignent dans les rayons de nos magasins?? « Une mesure de bon sens », pour Pascal Canfin, directeur général de WWF France et ancien eurodéputé écolo. « Lorsqu’un produit est bio, ce devrait être marqué “0 pesticide” et ce devrait être indiqué lorsqu’un produit en contient », a-t-il avancé, hier, sur franceinfo.

Signe que la plupart des Français veulent que ça bouge, 70 % d’entre eux ont déjà changé leurs habitudes et sont désormais plus attentifs aux produits « bio, locaux, labellisés ou plus rémunérateurs pour le producteur ». 

Payer plus pour mieux rémunérer l'agriculteur

L’étude nous apprend aussi que 67 % des Français sont prêts à privilégier des viandes et des poissons de meilleure qualité… quitte à en manger moins. On appelle ça le « flexitarisme », une tendance qui fait de plus en plus d’adeptes, au point que le mot flexitarien a fait son entrée dans l’édition 2018 du Robert.

De la transparence sur les produits… mais aussi sur les prix?! 90 % des sondés veulent savoir ce que touchent les agriculteurs, les grossistes et les distributeurs pour chaque produit. Ils sont aussi 69 % à accepter de payer leurs produits alimentaires plus chers si cela permet à l’agriculteur d’être mieux rémunéré – « à la condition que l’intégralité de ce surcoût soit reversée aux agriculteurs », précise l’étude.

« Emmanuel Macron dit avoir le courage de réformer : avec les États généraux de l’alimentation, il a aujourd’hui l’occasion de le démontrer?! »

« Il y a en France […] une majorité culturelle qui ne cesse d’avancer, une majorité de Français qui appelle à une transition agricole et alimentaire et qui est prête à s’affranchir du modèle agricole actuel. Emmanuel Macron dit avoir le courage de réformer : avec les États généraux de l’alimentation, il a aujourd’hui l’occasion de le démontrer?! », soutient Pascal Canfin, alors que le président de la République doit s’exprimer aujourd’hui, depuis Rungis, pour « donner un cap et sa vision pour l’alimentation en France ». Et ce que consommateur veut…

Lancés il y a près de trois mois pour répondre aux attentes et aux besoins des consommateurs et de l’ensemble des filières agricole et agro-alimentaire, la deuxième phase des États généraux de l’alimentation porte sur l’alimentation saine, sûre et durable. Tout le monde peut participer à la consultation publique (www.egalimentation.gouv.fr) jusqu’à la fin du mois d’octobre.

Pauline Mareix