Les chocolatiers français accueillis comme des rock stars au Japon

Le  Made in France du chocolat à la conquête des japonais(e)s

LE FIGARO Par  Régis Arnaud Publié le 29/01/2018

Le 16e Salon du chocolat au Japon s'est achevé ce dimanche.

Chaque année, l'événement tourne à l'émeute à Tokyo. Le 16e Salon du chocolat au Japon qui s'est terminé ce dimanche n'a pas dérogé à cette règle. Les Japonais en sont tellement toqués qu'il doit déménager chaque année. Une trentaine de chocolatiers français se déplacent pour l'occasion, fêtés par les médias locaux et guettés comme des rock stars par leurs groupies.

« Il n'y a pas d'autres pays au monde avec une telle passion pour le chocolat.»

Sébastien Bouillet

Le jeune Jérôme de Oliveira n'en revient toujours pas: «Une jeune femme est venue avec chaque ongle peint au motif d'un de mes chocolats», s'amuse-t-il. Sébastien Bouillet, défricheur du Japon (dix ans de visites, quatre fois par an, et cinq points de vente), ne dit pas autre chose. «Il n'y a pas d'autres pays au monde avec une telle passion pour le chocolat. Mais gare aux hauts, et aux bas. Il faut se renouveler en permanence», avertit-il.

2 kg de chocolat par an et par personne

Les Japonais consomment aujourd'hui environ 2 kg de chocolat par an et par personne, contre 7 kg en France. D'autres tempèrent l'enthousiasme, comme Frédéric Madelaine, de la pâtisserie tokyoïte Le Pommier, présent chaque année: «La foule est moins impressionnante, mieux gérée qu'en 2017, mais ça fait trop baisser la tension», regrette-t-il.

Ou comme Stéphane Bonnat, dont les chocolats sont vendus dans 500 points de vente à travers le monde: «C'est un marché très saisonnier autour de la Saint-Valentin et des saisons de cadeaux. On est au Japon comme en France il y a un siècle mais sans Noël, les communions, les mariages et les goûters», analyse ce chocolatier de Voiron. Il reste du travail pour populariser vraiment le chocolat.