Le slow tourisme, une opportunité pour les territoires?

Le tourisme gastronomique et l’œnotourisme sont en accord avec cette tendance

LE LABORATOIRE TERRITORIAL - 6 AVRIL 2018

Le slow tourisme, le tourisme gastronomique et l’œnotourisme, éléments de développement du territoire

L’histoire, la gastronomie, le terroir et la culture sont des mots clé du slow-tourisme mais prendre son temps reste la notion essentielle. A l’inverse du tourisme de masse, « le slow touriste » prend le temps de découvrir une région et sa culture locale en allant à la rencontre de ses habitants. Le « slow touriste » prend le temps d’expérimenter des loisirs typiques de son lieu de séjour, d’éveiller ses sens et ses papilles en s’imprégnant des nouvelles saveurs découvertes et en valorisant les plaisirs simples. Il recherche une expérience authentique et singulière afin de renouer avec la nature et de fuir le stress du quotidien.

 L’important est de s’accorder du temps pour se laisser imprégner par l’endroit où on se trouve, être plus proche des habitants et de leur mode de vie, de partager, d’échanger et de découvrir des produits locaux…
 

Le tourisme gastronomique et l’œnotourisme sont en accord avec cette tendance

La gastronomie peut jouer le rôle de véritable vitrine de promotion du territoire car elle renvoie aux goûts, aux senteurs, aux couleurs d’un terroir.

 Une assiette peut retranscrire l’identité d’un territoire.

Le tourisme gastronomique se développe autour de nombreuses activités telles que les visites de lieux de production, l’achat de produits locaux, les marchés, les évènements, les cours de cuisine ou encore les balades gourmandes.

L’œnotourisme est aussi une forme de tourisme en pleine expansion. L’ œnotourisme ce sont des visites de caves, de musées, d’attractions et bien entendu de restaurants dont le produit vedette est le vin local. En 2016, ils étaient 10 millions d’œnotouristes (contre 7,5 millions en 2009) 58 % d’entre eux étaient des visiteurs français et 42 % des étrangers. Ce marché représente 5,2 milliards d’euros de recettes par an.

Qui plus est, il ne s’agit pas d’une mode passagère mais plutôt d’une véritable tendance sociétale et mondiale. Selon une étude d’IPSOS, 8 européens sur 10 déclarent avoir l’intention de ralentir leur rythme de vie.

De nombreux territoires ont développé des initiatives en ce sens, route des vins, cités de la gastronomie, festivals culinaires, développement de circuits touristiques… Les territoires ont tout intérêt à miser sur ces initiatives.