La ferme pédagogique de Péret-Bel-Air (Corrèze) accueille du public été comme hiver.

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L’objectif n’est pas seulement touristique.

LA MONTAGNE ENTREPRENDRE - Publié le 02/09/2018

A la ferme Jolie Fleur en Corrèze, les éleveurs racontent leur métier pour lutter contre les clichés 

«Quel est le seul animal d’une ferme capable de produire du lait sans avoir eu de petit quelques jours avant ? » Cette question, Sabine Virolle a l’habitude de la poser dès qu’un visiteur franchit le seuil de son exploitation. Et rares sont ceux qui détiennent la réponse. Étonnant ? Pas tellement. « L’agriculture est un secteur très peu connu, d’où l’intérêt d’ouvrir nos portes au public », observe l’éleveuse. « Certains ont tout simplement découvert ce qu’était une vache en venant ici ! »

Depuis le début de l’été, Sabine Virolle propose des visites dans la ferme de son mari, située à Péret-Bel-Air près de Soudeilles. « On a l’intention de les poursuivre cet hiver. On aimerait aussi les ouvrir aux établissements scolaires et aux centres de loisirs du territoire. »

Lutter contre les clichés

Spécialisée dans l’élevage bovins et de veaux sous la mère, la ferme des Virolle ne se limite pas à proposer quelques haltes dans ses étables, où vaches limousines et normandes broutent paisiblement. « En choisissant d’ouvrir nos portes, on a également choisi d’acheter d’autres animaux afin de montrer tout ce qu’un élevage peut faire », poursuit Sabine Virolle. Chèvres, brebis, boucs et béliers, cochons d’inde, lapins ou même vaches écossaises ont rejoint la ferme de Peret-Bel-Air.

« Cela permet d’offrir une vision globale de la vie d’une exploitation agricole », estime l’agricultrice. « Ce que je voulais à tout prix éviter, c’est laisser les géans déambuler d’un près à un autre sans explication. Je voulais qu’ils découvrent le fonctionnement d’une ferme et que celle-ci soit vivante ! »

L'an passé, un financement participatif a permis aux Virolle d'acheter 13 vaches écossaises.
Vivante, l’exploitation des Virolle ne manque pas de l’être. L’une des attractions de la ferme, ce sont les veaux, parfois très jeunes, que petits et grands s’émerveillent de découvrir. Venue de Vedrenne avec sa belle-mère, Jade, 13 ans, a ainsi pu approcher trois veaux tout juste nés. « C’était la première fois que j’en voyais de si près ! »

 

Si la candeur enfantine est préservée, les réalités d’une exploitation ne sont pas éludées pour autant. « Comme nous sommes un élevage de veaux sous la mère, les petits partiront à l’abattoir dès qu’ils auront atteint cinq mois », explique Sabine Virolle. 

Ma volonté, c’est de leur faire savoir que, non, tous les animaux ne sont pas élevés en batterie, tous les abattoirs ne se ressemblent pas et discuter du bien-être animal doit être une priorité. »

SABINE VIROLLE (Ferme de Jolie Fleur)

Loin de refroidir, la question de l’abattage des bêtes intrigue souvent les visiteurs. « Cela n’a rien d’étrange », considère Sabine Virolle. « Avec tout ce qui est sorti ces derniers temps, les gens sont inquiets et ont une vision parfois très négative de l’agriculture. Ma volonté, c’est de leur faire savoir que, non, tous les animaux ne sont pas élevés en batterie, tous les abattoirs ne se ressemblent pas et discuter du bien-être animal doit être une priorité. »

Loin de ces considérations, Jade découvre et apprend sur le petit monde d’une exploitation. Le seul animal qui peut produire du lait sans avoir eu de grossesse ? « La chèvre ! », s’exclame la jeune fille.

La ferme de Péret-Bel-Air propose des visites sur réservation tous les jours à l’exception du lundi et du vendredi. Renseignements : 06.80.04.61.31.